Le Cercle

Tourne le cercle de vie des lendemains maudis,
Lendemains sans futur ni joie pour les bannis,
Bannis du temps où repose les espoirs brisés,
Les espoirs meurtris dans un cœur déchiqueté.

La sombre redondance, de ces voiles bien douillets,
Apporte une fausse chance de se voir dépouiller
Du cycle moribond  qui lentement nous plait
A force d'illusions et de vides décuplés.

Le bris, synonyme de douleur intense,
Inévitable dans ces couleurs rances,
Ébranle les fondations pourries de l'être vil,
Vil et malsain comme les images qui défilent.

Défilent les rêves interminablement obscures,
Sans goût, sans saveur, des rêves sans mur ni toiture.
Rêves extérieurs au monde, extérieurs et froids,
Froids et solitaires où je me retrouve là bas.

Johan H

samedi 05 juin 2010 08:45 , dans Poèmes


Orange

Profondément enfoui dans le terrible ennui
De la grande, belle et magnifique vie
Le rouge attend sont heure, soupçonneux.
Il regarde au dehors, mélancolique.
Il brandira un jour son point fielleux
Au devant des horreurs bucoliques.

Le jaune est sortit, beau, grand, dans un amour infini.
Il parade. Il virevolte. Il sens. Il hume.
Il joue le mauve, le violet. Il joue et se parfume.
Il cours à travers la complexe et insoupçonnée envie
Qui fait de lui se qu'il est. Qui fait de lui
Le seul et multiple être de sa courte et douloureuse vie.

Sommes nous oranges ?

Johan H


samedi 05 mars 2011 20:43 , dans Express


Soleil de mes nuits

La clarté pale de la lune
Le sable fin des dunes
La douce chaleur du feu
La tendre caresse de tes yeux
Prennent la couleur de la suie
Car tu n'es pas là, Soleil de mes nuits

Johan H

dimanche 14 juin 2009 09:17 , dans Express


Ma douce

Ma douce ma tendre
Tu es là à m'attendre
Ta chaleur n'a jamais faiblit
Tes mains par le froid rougies

Ma chère ma précieuse
Ma tendre merveilleuse
Il est bien tard mais peu m'importe
Dans mon coeur rien d'autre n'importe

Il est bien tard mais jamais assez
Pour dire toute la joie que tu m'as donné
Pour tous les jours passés et à venir
Je t'aime à n'en plus finir


Johan H

mercredi 07 janvier 2009 23:24 , dans Express


La plus belle femme du monde

Deux amants sur leur couche enlacés s'étreignaient.
De fins mots sur leurs bouches rapprochées s'échangeaient.
Alors, l'homme emporté par l'amour ressenti
Clama de belles phrases, finissant par celle-ci:

Vous êtes ma mie, la plus belle femme du monde.
Et vous mon ami, un flatteur qui m'inonde
De mielleux mensonges et de belles paroles,
De faux compliments dont je ne point raffole !

Vous êtes ma mie, dans l'erreur complète !
Je ne suis ni flatteur, ni de ces poètes
Dont les rimes, les mots, qui endorment la raison
Séduisent les femmes pour les coucher sans façon !

Mais dites-moi alors, comment se pourrait-il
Que je sois la plus jolie ou la plus subtile ?
Alors que la planète déborde de belles,
Pourquoi serais-je moi, bien meilleure qu'elles ?

Il y a certainement, et à n'en point douter,
Tant de jolies femmes qu'on ne peut les compter.
Vous êtes néanmoins, la femme la plus belle.
Et ces mots ne sont là ni flatterie ni miel.

La beauté ne vit que dans le cœur de celui
Qui la voit, la ressent, la contemple et sourit.
Ce visage d'ange, ce corps désirable,
Ils sont bien réels, ils n'ont rien d'une fable.

Ils ne sont cependant pas les seuls à faire foi.
Car dans la balance l'amour pèse son poids.
Nul au monde ne me donne tant d'amour que vous.
C'est pourquoi vous êtes la plus belle, voilà tout.

Johan H

samedi 06 décembre 2008 09:49 , dans Poèmes


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